Souveraineté des données IA : l'échelle de sécurité

Maestro ne choisit pas un niveau de sécurité.Il applique le bon, cas d'usage par cas d'usage.

Il existe 7 façons de connecter une IA à vos données. Les 3 premières sont écartées d'office. Les 4 autres se combinent selon la sensibilité de chaque usage : on ne met pas tous les œufs dans le même panier.

Écarté d'office inacceptable pour des données professionnelles
1Exclu

ChatGPT gratuit

Connexion directe

Toutes les données sont récupérées et servent à l'entraînement.

Catastrophique
2Exclu

ChatGPT payant

Abonnement individuel (Plus, Pro)

Entraînement désactivable, mais case cochée par défaut.

La protection repose sur chaque utilisateur.

Risque élevé
3Exclu

API OpenAI

Connexion API directe

Pas d'entraînement par défaut.

Mais données conservées plusieurs semaines chez OpenAI.

Risque moyen
Le périmètre Maestro combinés selon le cas d'usage, jamais un seul panier
4

Modèles frontières sur cloud européen + ZDR

ex. OpenAI sur Microsoft Azure

ZDR, sur demande : quelques minutes à quelques heures, par nécessité technique. Rien d'autre conservé.

Conforme RGPD. Exposé au Cloud Act : pour les données non sensibles.

Modèles frontières, données en clair
5

Niveau 4 + Maestro Shield

IA locale de pseudonymisation

Les données identifiantes sont masquées, de façon réversible, avant l'envoi à l'API ZDR.

Le modèle cloud travaille sans jamais voir la donnée réelle.

Puissance cloud, données masquées
6

Cloud français + modèles open weight

Aucun acteur américain dans la chaîne

Modèles un peu en dessous des modèles frontières.

Suffisants dans 80 % des cas.

Souveraineté juridique
7

Infrastructure GPU dédiée + modèles open weight

Dans vos murs ou en datacenter

Le serveur peut être totalement coupé d'Internet.

Fortes contraintes techniques, coût élevé.

Air gap : zéro sortie de données
Pourquoi 1, 2 et 3 sont écartés

4 failles de l'abonnement ou de l'API en direct, et la parade Maestro pour chacune

Shadow AI

Niv. 1 et 2

Comptes perso utilisés au bureau : vos données métier peuvent nourrir leurs modèles, sans que vous le sachiez.

Un point d'entrée unique, gouverné par la DSI, comptes nominatifs.

Souveraineté perdue

Niv. 1 à 3

Cloud Act et FISA 702 : l'État américain peut exiger vos données, même hébergées en Europe. Microsoft France l'a reconnu sous serment au Sénat (juin 2025).

Données nominatives masquées par Shield ; données sensibles sur niveaux 6 et 7, hors juridiction américaine.

Confidentialité relative

Niv. 1 à 3

Des classificateurs automatiques scannent vos requêtes ; les prompts signalés sont conservés et relus, et peuvent servir à entraîner leurs systèmes de sécurité. Le fournisseur est seul juge de ce qui relève de la sécurité. Et en 2025, un juge américain a imposé à OpenAI de conserver toutes les conversations, même supprimées.

ZDR côté modèle, Shield en amont : ce qui transite est déjà masqué.

Aucun filtre, aucune visibilité

Niv. 1 à 3

Prompts et fichiers partent tels quels ; vous ne savez pas qui envoie quoi, ni où.

Droits par profil et journalisation de chaque requête.
Pas une hypothèse : c'est déjà arrivé

Des fuites découvertes par les utilisateurs, pas par l'éditeur. Des règles qui changent en cours d'abonnement.

Grok Build (xAI)

L'outil de code envoyait des dépôts Git entiers vers le cloud de xAI : historique complet et fichiers .env (clés API, mots de passe) inclus, même avec les options de confidentialité désactivées.

ZCode (Z.ai, harnais de GLM)

Environ 10 Go de projets d'un développeur compressés et envoyés vers des serveurs cloud, à son insu. L'éditeur a reconnu l'envoi et présenté ses excuses.

Claude (Anthropic)

Les abonnements grand public, payants compris, basculent vers l'entraînement sur les conversations. Conservation portée de 30 jours à 5 ans pour ceux qui acceptent.